Amandine Rousguisto

image
image
image
photo réalisées par Francois Fernandez lors de l’exposition Le choeur de l’aube au CIAC

Série des St’Elles (grandes et moyennes)
2025-2026

Pour les grandes St’Elles, sculptures sur souches de chêne vieilles de quatre-cents ans Constituées de tissus issus de différentes époques, les œuvres déploient un réseau de fils colorés qui composent de véritables dessins abstraits. La couleur n’est pas ici appliquée, mais construite fil à fil, dans une trame où les lignes émergent, se croisent et se superposent. Le visiteur est libre de choisir son mode de lecture : s’abandonner à la paréidolie, laissant surgir des images mentales, ou bien s’approcher au plus près pour suivre la précision du dessin formé par les fils, la minutie du geste et la matérialité du textile. L’œuvre se découvre ainsi par strates, dans un va-et-vient entre distance et proximité, perception globale et attention portée au détail. Les formats réduits concentrent la matière et l’énergie du geste, tandis que les pièces de plus grande dimension offrent un espace de respiration, laissant circuler le regard et le corps autour de la surface libre.

Amandine Rousguisto choisit des souches de chêne anciennes pour base de ces sculptures, à la fois mémoire du temps et matière noble, pour leur offrir une seconde vie, fidèle à sa pratique de réemploi et de réinvention.

Commissaire d’exposition et directrice du CIAC,
Christine Enet


Composed of fabrics from different eras, these works unfold networks of colored threads that form true abstract drawings. Color is not applied but built thread by thread, in a weave where lines emerge, cross, and overlap. The viewer is free to choose their mode of perception: surrender to pareidolia, letting mental images arise, or approach closely to follow the precision of the thread-drawn patterns, the meticulous gestures, and the materiality of the textile. The work is discovered in layers, in a continual back-and-forth between distance and proximity, overall perception and attention to detail. Smaller formats concentrate the material and energy of the gesture, while larger pieces offer breathing space, allowing the eye and body to move freely around the surface.

Amandine Rousguisto uses old oak roots as bases for these sculptures—both a memory of time and a noble material—giving them a second life, consistent with her practice of reuse and reinvention.

Exhibition curator and director of the CIAC,
Christine Enet

image

St’Elles

Maquettes de préparation pour la réalisation de plusieurs grandes sculptures (échelle humaine) de la série St’Elles, suite de trois, sept ou 11 pièces terminées courant 2026/27